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jeudi 23 mars 2017

Déclaration de Cambridge – Alliance des évangéliques confessants

Déclaration de Cambridge (Alliance des évangéliques confessants)
 
Massachusetts (États-Unis) – 20 avril 1996
Aujourd’hui, les Églises évangéliques sont de plus en plus soumises à l’esprit du siècle, plutôt qu’à l’Esprit du Christ. En tant qu’évangéliques, nous nous exhortons les uns les autres à nous repentir de ce péché et à retrouver la foi chrétienne historique.
Au fil de l’histoire, les mots changent de sens. C’est ce qui est arrivé au mot « évangélique ». Dans le passé, il exprimait l’accord qui unissait des chrétiens appartenant à une grande diversité de traditions ecclésiastiques. Être « évangélique », c’était être soucieux de confesser sa foi. C’était croire les vérités essentielle du christianisme telles qu’elles ont été définies par les grands conciles œcuméniques de l’Église. De plus, les évangéliques se partageaient l’héritage commun des sola de la Réforme protestante du XVIe siècle.
Aujourd’hui, la lumière de la Réforme s’est nettement affaiblie et le mot « évangélique » s’est mis à recouvrir des réalités tellement diverses qu’il a perdu sa signification. L’unité forgée pendant des siècles est en grand danger. Face à cette crise et à cause de notre amour pour le Christ, pour son Évangile et pour l’Église, nous souhaitons formuler tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme, telles qu’elles ont été confessées historiquement par les évangéliques.
I. Sola Scriptura: l’érosion de l’autorité
L’Écriture seule, telle est la règle inerrante pour la vie de l’Église Or, à l’heure actuelle, une dissociation est effectuée entre elle et sa fonction d’autorité. L’Église – y compris parmi les « évangéliques » – se laisse trop souvent diriger, en pratique, par la culture ambiante. Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme de la civilisation des loisirs correspondent mieux que la Parole de Dieu à ce qu’elle souhaite, à sa manière de fonctionner, à ce qu’elle offre. Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, de veiller de près sur le culte, y compris sur la substance doctrinale des chants. Au fur et à mesure que l’autorité biblique se diluait en pratique, que les vérités scripturaires s’estompaient dans l’esprit des chrétiens et que les doctrines perdaient leur pointe, l’Église a progressivement été dépouillée de son authenticité, de son autorité morale et du sens de sa vocation.
Au lieu de nous efforcer d’adapter la foi chrétienne pour qu’elle corresponde mieux aux besoins des consommateurs, nous devons proclamer la Loi de Dieu comme étant la norme de toute justice véritable et l’Évangile comme l’unique vérité qui sauve. L’Église a besoin de la vérité biblique pour comprendre ce qu’elle doit faire, pour s’édifier et pour exercer la discipline en son sein.
L’Écriture doit nous faire percevoir, au-delà des apparences trompeuses, quels sont nos besoins réels, et nous libérer de l’habitude de tout évaluer à l’aune des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d’une culture de masse. C’est à la seule lumière de la vérité de Dieu que nous pouvons nous comprendre et découvrir comment Dieu a pourvu à nos besoins. Il importe donc de prêcher et d’enseigner la Parole de Dieu dans l’Église Les sermons ont à présenter et à expliquer les enseignements bibliques et non à exposer les opinions du prédicateur ou les idées du moment. Nous ne devons rien accepter d’autre que ce que Dieu a donné.
L’œuvre du Saint-Esprit dans une expérience personnelle ne saurait être dissociée de l’Écriture L’Esprit ne s’exprime pas d’une manière qui s’écarte de l’Écriture Sans l’Écriture, nous n’aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ. Le critère de la vérité, c’est la parole biblique et non l’expérience spirituelle.
Première thèse: Sola Scriptura
Nous réaffirmons que l’Écriture inerrante est l’unique source de la révélation divine écrite et qu’elle seule peut lier notre conscience. Seule, la Bible enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut et notre délivrance du péché; elle est la norme du comportement chrétien.
Nous nions qu’un credo, un concile, ou quiconque puisse lier la conscience du chrétien; que l’Esprit saint parle de manière indépendante de l’Écriture ou s’oppose à elle; que l’expérience spirituelle d’une personne puisse servir de véhicule à la révélation.
II. Solus Christus: l’érosion de la foi centrée sur Christ
Au fur et à mesure que la foi « évangélique » s’est sécularisée, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante. Il en est résulté une perte de toute valeur absolue, le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante. Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations.
Seconde thèse: Solus Christus
Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre de médiation du seul Christ historique. Sa vie sans péché et l’expiation qu’il a endurée à notre place sont pleinement suffisantes pour assurer notre justification et notre réconciliation avec le Père.
Nous nions que l’Évangile soit prêché si l’œuvre expiatoire du Christ n’est pas proclamée et si la foi en Christ et en son œuvre n’est pas sollicitée.
III. Sola Gratia: l’érosion de l’Évangile
La nature humaine déchue a suscité une confiance injustifiée dans les capacités de l’homme. Cette confiance dénuée de fondement existe maintenant dans la mouvance évangélique, qu’il s’agisse de l’Évangile de l’estime de soi ou de celui de la santé et de la richesse, que l’Évangile y soit transformé en produit à vendre et les pécheurs en consommateurs désireux de l’acheter, ou qu’on apprécie la vérité de la foi chrétienne à son efficacité. Tous ces dérapages portent atteinte à la doctrine de la justification en dépit des textes officiels de nos Églises
La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais la seule cause efficace du salut. Nous confessons que les êtres humains naissent spirituellement morts et sont incapables de toute coopération avec la grâce qui régénère.
Troisième thèse: Sola Gratia
Nous réaffirmons que le salut par la grâce seule nous délivre de la colère de Dieu. L’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit nous conduit au Christ en nous délivrant de l’esclavage du péché et en nous faisant passer de la mort à la vie spirituelles.
Nous nions que le salut soit, en quelque manière, une œuvre humaine. Les méthodes, les techniques et les stratégies sont, en elles-mêmes, incapables de susciter cette transformation. La nature humaine non régénérée ne peut pas susciter la foi.
IV. Sola Fide: l’érosion de l’article de foi principal
La justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui. Tel est l’article de foi sur lequel l’Église est fondée, autrement elle s’écroule. Aujourd’hui, nombre de responsables, de théologiens et de pasteurs qui se prétendent évangéliques le négligent, le déforment ou vont même jusqu’à le contester. L’homme déchu a, certes, toujours refusé d’admettre qu’il avait besoin que lui soit imputée la justice de Christ; aussi la modernité n’a-t-elle eu qu’à attiser cette opposition à l’Évangile biblique. Nous avons permis à cet état d’esprit d’influer sur la nature de notre ministère et sur notre prédication.
Nombre des membres du « mouvement de la croissance de l’Église » croient qu’une bonne compréhension sociologique de la mentalité des participants au culte est tout aussi importante pour la diffusion de l’Évangile que la proclamation de la vérité biblique. D’où un divorce entre les convictions théologiques et les pratiques du ministère. Dans de nombreuses Églises, le recours aux techniques du marketing accentue cette tendance en effaçant la différence entre Parole biblique et monde, en supprimant le scandale de la croix du Christ et en réduisant la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès du business corporatif.
Même s’ils disent adhérer à la théologie de la croix, ces mouvements vident celle-ci de sa substance. Il n’y a pas d’autre Évangile que celui qui affirme que Christ s’est substitué à nous en prenant notre place, Dieu lui imputant notre péché et nous imputant sa justice. C’est parce que Christ a enduré le jugement que nous méritions que nous pouvons vivre de la grâce, Dieu nous ayant définitivement pardonnés, acceptés et adoptés comme ses enfants. En dehors de l’œuvre salvatrice du Christ, rien… pas même notre insertion sociale, notre engagement ou notre bonne volonté, ne fonde notre acceptation par Dieu. L’Évangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ et non ce que nous pouvons faire pour nous approcher de Dieu.
Quatrième thèse: Sola Fide
Nous réaffirmons que la justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui. Par la justification, la justice de Christ nous est imputée, car elle seule est capable de satisfaire la justice parfaite de Dieu.
Nous nions que la justification repose sur quelque mérite qui nous soit propre ou provienne d’une infusion en nous de la justice de Christ. Nous nions aussi qu’une institution, se prétendant une Église, puisse légitimement être reconnue comme telle si elle récuse ou condamne l’article de foi: Sola Fide.
V. Soli Deo Gloria: l’érosion d’une adoration centrée sur Dieu
Partout où, dans l’Église, l’autorité de la Bible est perdue, le Christ n’est plus au centre, l’Évangile est gauchi ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison: nos intérêts ont supplanté ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes pour accomplir la mission qu’il nous a confiée. Il est malheureusement courant, aujourd’hui, que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l’Église C’est pourquoi le culte se transforme en divertissement, la prédication de l’Évangile en opération de marketing, la foi en technique, l’éthique en feeling positif à notre endroit et la fidélité en réussite. Résultat: Dieu, le Christ et la Bible ont perdu beaucoup de leur sens et de leur importance à nos yeux.
Dieu n’est pas là pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises et nos appétits, ni même nos intérêts spirituels personnels. Aussi convient-il de centrer notre adoration sur Dieu lui-même plutôt que de rechercher la satisfaction de nos propres besoins. Dans le culte, Dieu est souverain, pas nous. Nous avons à nous soucier du Royaume de Dieu et non de notre puissance, de notre popularité ou de notre succès.
Cinquième thèse: Soli Deo Gloria
Nous réaffirmons que le salut, puisqu’il est de Dieu et a été accompli par lui, est à sa gloire; nous devons toujours l’en glorifier. Jusqu’à notre mort, nous avons à vivre devant la face de Dieu, sous son autorité et pour sa seule gloire.
Nous nions qu’il soit possible de glorifier Dieu en confondant culte et divertissement, en négligeant la Loi ou l’Évangile dans notre prédication ou en substituant à l’Évangile la recherche de l’épanouissement du moi, celle de l’auto-estime ou de la réalisation personnelle.
VI. Un appel à la repentance et à la réformation
La fidélité dont les Églises évangéliques ont fait preuve dans le passé s’inscrit en net contraste avec leur infidélité présente. Au début de ce siècle, les Églises ont soutenu un effort missionnaire remarquable et édifié de nombreuses institutions ou œuvres au service de la vérité biblique et du Royaume du Christ. Le comportement des chrétiens et leurs aspirations différaient, profondément, de ceux de leurs contemporains. Aujourd’hui, il en va souvent autrement. De nos jours, la mouvance évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale, et son zèle missionnaire.
Aussi nous repentons-nous de notre trop grande conformité au monde. Nous avons succombé à l’attrait des faux « évangiles » de notre culture sécularisée. Nous avons affaibli le témoignage de l’Église par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.
Nous invitons donc avec instance les évangéliques qui s’écartent d’elle sur les points évoqués jusqu’ici à revenir à la Parole de Dieu. Notre appel s’adresse aussi à ceux qui affirment l’existence d’une espérance de vie éternelle en dehors d’une foi explicite en Jésus-Christ, à ceux qui prétendent que les hommes qui rejettent le Christ dans cette vie seront annihilés dans l’autre et ne subiront pas le juste jugement de Dieu dans une souffrance éternelle, ou à ceux qui affirment qu’évangéliques et catholiques romains sont un en Christ même là où la doctrine biblique de la justification est abandonnée.
L’Alliance des évangéliques confessants exhorte tous les chrétiens à tenir compte de la présente déclaration dans le culte de leur Église, comme dans son ministère, ses actions, sa vie et son annonce de l’Évangile.
Pour l’amour de Christ. Amen.

1 Cette déclaration a été publié dans Here we Stand: a Call from Confessing Evangelicals, J. M. Boice et B. E. Sasse, éditeurs (Grand Rapids: Baker, 1996), 14-20. Elle a été suscitée par la situation des « évangéliques » en Amérique du Nord; il n’est pas sans intérêt pour ceux du vieux continent d’en prendre connaissance et de se demander si et dans quelle mesure elle pourrait s’appliquer à la leur. Le principal traducteur de ce texte est M. Frank Horton, ancien directeur de l’Institut biblique Emmaüs (Suisse). Tiré de La Revue Réformée
N° 193 – 1997/2 – MARS 1997 – TOME XLVIII

dimanche 19 mars 2017

Confession de foi FEF

Article 1. La Bible Nous croyons à la divine inspiration et à l’autorité souveraine des Saintes Écritures, constituées des soixante-six livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments, qui sont la Parole de Dieu, exempte d’erreur dans sa rédaction originale 2 Timothée 3:16-17 ; 2 Pierre 1:21 

Article 2. Dieu Nous croyons en un seul Dieu ; Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de l’univers et de tout ce qui s’y trouve. Genèse 1:1 ; Matthieu 28:19 ; Exode 20:11 

Article 3. Jésus-Christ Nous croyons en Jésus-Christ, à sa parfaite divinité et sa préexistence éternelle, à sa naissance d’une vierge, à sa complète humanité, à sa mort expiatoire à notre place, à sa résurrection et son ascension corporelles, à son prochain retour personnel, visible et glorieux. Jean 1:1 ; Colossiens 1:15-19 ; Colossiens 2:9 ; Matthieu 1:18-25 ; 1 Timothée 2:5 ; Romains 5:8 ; 1Corinthiens 15:1-7 ; 1 Thessaloniciens 4:13-18 

Article 4. Le Saint-Esprit Nous croyons en l’Esprit-Saint, à sa divinité et à sa personnalité, à sa réception au moment de la conversion à Dieu, à son habitation en tous ceux qui croient en Jésus-Christ, à son action dans l’Eglise. Jean 16:13-15 ; Romains 8:9 ; 1 Corinthiens 12:13 

Article 5. L’homme et le péché Nous croyons que l’homme, créé à l’image de Dieu, a chuté et que toute l’humanité demeure sous la domination de Satan, dans la révolte, la corruption et la condamnation. Genèse 1:27 ; Genèse 3 ; Romains 3:10-23 ; 1 Jean 5:19

 Article 6. Le salut Nous croyons que la justification de l’homme s’opère par la grâce de Dieu en Jésus-Christ et qu’elle est reçue uniquement par la foi. Nous croyons à la nécessité de la repentance et de la nouvelle naissance conduisant à une vie de piété, de sanctification, de témoignage et de service à la gloire de Dieu par l’action du Saint-Esprit. Éphésiens 2:8-9 ; Jean 3:1-19 ; Romains 3:24-28 ; 1 Pierre 1:2 ; 2 Pierre 1:3-8 ; Actes1:8 

Article 7. L’Eglise Nous croyons que l’Eglise universelle est l’ensemble des rachetés de Jésus-Christ, de tous les pays et de tous les temps. Son unité véritable est dans son unique chef Jésus Christ, par l’oeuvre du Saint-Esprit. Nous croyons que son expression visible est dans les églises locales. Matthieu 16:18 ; Éphésiens 1:22-23 ; Éphésiens 5:23 ; Actes 9:31 ; Galates 1:2 

Article 8. L’au-delà Nous croyons à la résurrection de tous les hommes, à la félicité éternelle des rachetés et au châtiment éternel des pécheurs impénitents. Jean 5:29 ; 1 Pierre 1:3-5 ; Matthieu 25:31-46

mercredi 11 janvier 2017

Confession de Foi d'Evangile 21

Préambule

Nous constituons un groupement de pasteurs et de responsables chrétiens profondément décidés à renouveler leur foi dans l’Évangile du Christ et à repenser leurs pratiques et leurs ministères pour les conformer entièrement aux Écritures. Nous sommes fortement préoccupés par certains mouvements issus du milieu évangélique traditionnel qui semblent actuellement relativiser la vie de l’Église et nous éloigner de nos croyances et pratiques historiques : d’une part, ces mouvements cautionnent la politisation de la foi et l’idolâtrie que constitue le consumérisme individuel ; d’autre part, on y tolère tacitement le relativisme théologique et moral. Ces dérives ont abouti à l’abandon de la vérité biblique et du style de vie transformé qui sont le reflet de notre foi historique. Non seulement nous entendons parler de ces courants, mais nous en constatons les effets sur le mouvement évangélique. Nous nous sommes donc engagés, par ces documents fondateurs, à insuffler à nos Églises un nouvel espoir et une joie contagieuse, basés sur les promesses reçues par la grâce seule, au moyen de la foi seule, en Christ seul.
Nous croyons qu’il existe au sein de nombreuses Églises évangéliques un consensus profond et largement partagé sur les vérités de l’Évangile. Nous constatons pourtant que dans nombre d’Églises la célébration de notre union avec le Christ est remplacée par l’attrait séculaire du pouvoir et de la richesse, ou par un repli quasi monastique dans l’attachement aux rites, à la liturgie ou aux sacrements. Or, ce qui tend à remplacer l’Évangile dans les Églises ne favorisera jamais une foi ardente centrée sur la mission, solidement ancrée dans la vérité, manifestée par une vie de disciple sans complexes ; une foi qui endure les épreuves et les sacrifices liés à la vocation et au ministère. Nous désirons avancer sur la Voie royale, visant constamment à apporter réconfort, encouragement et enseignement aux responsables de l’Église d’aujourd’hui et de demain afin qu’ils soient mieux équipés pour nourrir leurs ministères de principes et de pratiques qui glorifient le Sauveur et procurent du bien à ceux pour lesquels il a versé son sang.
Nous voulons susciter un élan unificateur parmi tous les peuples, un zèle pour honorer le Christ et multiplier le nombre de ses disciples, les rassemblant autour de Jésus au sein d’une authentique coalition. Une telle mission, fondée sur la Bible et centrée sur la personne de Christ, est le seul avenir viable pour l’Église. Cette conviction nous incite à nous joindre à tous ceux qui sont persuadés que la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ est notre unique espoir de salut éternel. Nous désirons défendre cet Évangile avec clarté, compassion, courage et joie, unissant joyeusement notre cœur à celui des autres croyants par-delà les barrières confessionnelles, ethniques et sociales.
Notre désir est de servir l’Église que nous aimons en invitant tous nos frères et sœurs à se joindre à nous dans cet effort refondateur de l’Église contemporaine sur l’Évangile historique de Jésus-Christ, de sorte que nos vies et nos discours soient pleinement authentiques et intelligibles pour les gens de notre époque. En tant que pasteurs, nous avons l’intention de le faire par les moyens habituels de la grâce que sont la prière, le ministère de la Parole, le baptême et la Cène, et la communion des saints. Nous désirons ardemment travailler avec tous ceux qui, non seulement acceptent la confession de foi et la vision exposées ici, mais également soumettent l’ensemble de leur vie à la seigneurie du Christ, avec une confiance inébranlable dans la puissance de l’Esprit pour transformer les personnes, les peuples et les cultures. Vous trouverez ci-après notre confession de foi et notre vision théologique du ministère, une vision enracinée dans les Écritures et centrée sur l’Évangile.

Confession de Foi

(1) Le Dieu trinitaire

Nous croyons en un seul Dieu, existant éternellement en trois personnes de divinité égale : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui se connaissent, s'aiment et se glorifient mutuellement. Ce seul Dieu vivant et vrai est infiniment parfait dans son amour et dans sa sainteté. Il est le Créateur de toutes choses, les visibles et les invisibles ; il est donc digne de recevoir toute gloire et toute adoration. Immortel et éternel, il connaît parfaitement et entièrement la fin dès le commencement, soutient toutes choses et domine souverainement sur elles ; il réalise providentiellement ses desseins bons et éternels de racheter un peuple pour lui-même et de restaurer sa création déchue, à la louange et à la gloire de sa grâce.

(2) La Révélation

Dans sa grâce, Dieu a révélé son existence et son pouvoir dans le domaine créé, et il s'est révélé de façon suprême aux êtres humains déchus dans la personne de son Fils, la Parole incarnée. De plus, ce Dieu est un Dieu qui parle ; par son Esprit, et par grâce, il s'est révélé en termes humains. Nous croyons que Dieu a inspiré les mots inscrits et préservés dans les Écritures, formées des soixante-six livres de l'Ancien et du Nouveau Testaments qui sont, tous les deux, le récit et le moyen de son œuvre de salut dans le monde. Seuls ces écrits constituent la Parole de Dieu verbalement inspirée, revêtue d'une pleine autorité et exempte d'erreur dans les textes originaux, complète dans la révélation de sa volonté en matière de salut, suffisante pour tout ce que Dieu nous demande de croire et de faire, supérieure et ultime dans son autorité sur tous les domaines de la connaissance dont elle parle. Nous confessons que notre finitude et notre nature de pécheur excluent toute possibilité de connaître la vérité de Dieu dans toute son étendue, mais nous affirmons qu'éclairés par l'Esprit de Dieu, nous pouvons véritablement connaître la vérité divine révélée. Il convient de croire la Bible dans tout ce qu'elle enseigne, en tant qu'instruction de Dieu ; d'obéir à tout ce qu'elle exige, en tant que commandement de Dieu ; de lui faire confiance dans tout ce qu'elle promet, en tant que gage de Dieu. En écoutant, croyant et mettant en pratique la Parole, le peuple de Dieu s'équipe pour former les disciples du Christ et les témoins de l'Évangile.

(3) La Création de l'Humanité

Nous croyons que Dieu a créé les êtres humains, homme et femme, à son image. Adam et Ève appartenaient à l'ordre créé que Dieu lui-même qualifia de très bon ; ils servaient en tant qu'agents de Dieu pour prendre soin de la création, la gérer et la gouverner, vivant en communion sainte et totale avec leur Créateur. Les hommes et les femmes, tous créés à l'image de Dieu, bénéficient d'un même accès à Dieu par la foi en Christ Jésus ; ils sont tous appelés à dépasser le stade de la complaisance passive pour s'engager, en privé comme en public, dans la famille, l'Église et la vie civique. Adam et Ève furent créés pour se compléter dans une union d'une seule chair qui définit le seul modèle normatif pour les relations sexuelles entre hommes et femmes, de telle sorte que le mariage sert de modèle suprême de la relation existant entre le Christ et son Église. Selon les sages desseins de Dieu, les hommes et les femmes ne sont pas interchangeables, mais se complètent de façon mutuellement enrichissante. Dieu veut qu'ils assument des rôles distincts qui reflètent la relation d'amour entre le Christ et l'Église, le mari exerçant l'autorité d'une manière qui reflète l'amour attentionné et sacrificiel du Christ, et l'épouse se soumettant à son mari d'une manière qui illustre l'amour de l'Église pour son Seigneur. Dans le ministère de l'Église, les hommes et les femmes sont encouragés à servir le Christ et à atteindre leur plein potentiel dans les divers ministères au sein du peuple de Dieu. Le rôle de leader confié dans l'Église à des hommes qualifiés se fonde sur la création, la chute et la rédemption ; il ne doit pas être mis de côté par référence à des développements culturels.

(4) La Chute

Nous croyons qu'Adam, créé à l'image de Dieu, a déformé cette image et perdu son innocence heureuse originelle, et l'a fait perdre à toute sa descendance, en tombant dans le péché à la suite de la tentation provoquée par Satan. Il en découle que tous les êtres humains sont séparés de Dieu, corrompus dans tous les aspects de leur être (dans les domaines physique, intellectuel, volitif, émotionnel et spirituel) et finalement et irrévocablement condamnés à la mort, à moins d'une intervention de la grâce de Dieu. Le besoin suprême de tous les êtres humains est la réconciliation avec Dieu, car ils sont tous sous sa sainte et juste colère ; leur seul espoir réside dans l'amour immérité de ce même Dieu ; lui seul peut nous sauver et nous ramener à lui.

(5) Le Plan de Dieu

Nous croyons que de toute éternité, Dieu a décidé dans sa grâce de sauver une grande multitude de pécheurs coupables, issus de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. Dans ce but, il les a connus d'avance et les a choisis. Nous croyons que Dieu justifie et sanctifie ceux qui, par la grâce, ont foi en Jésus-Christ, et qu'un jour il les glorifiera, à la louange de sa grâce glorieuse. Par amour, Dieu ordonne et supplie tous les êtres humains de se repentir et de croire, ayant répandu son amour sur ceux qu'il a choisis, et désigné le Christ pour être leur Rédempteur.

(6) L'Évangile

Nous croyons que l'Évangile est la bonne nouvelle de Jésus-Christ, la sagesse même de Dieu. Extrême folie pour le monde, même si elle est puissance de Dieu pour ceux qui sont sauvés, cette bonne nouvelle est christologique, centrée sur la croix et la résurrection : l'Évangile n'est pas proclamé si le Christ ne l'est pas, et le Christ authentique n'est pas annoncé si sa mort et sa résurrection ne sont pas au centre de la proclamation (selon le message : « Christ est mort pour nos péchés… il est ressuscité »). Cette bonne nouvelle est biblique (sa mort et sa résurrection sont « selon les Écritures »), théologique et salvatrice (Christ est mort pour nos péchés afin de nous réconcilier avec Dieu), historique (si les événements relatifs au salut ne se sont pas produits, notre foi est vaine, nous sommes encore dans nos péchés et nous sommes les plus malheureux des êtres humains), apostolique (le message a été confié aux apôtres et transmis par eux, témoins de ces événements), et intensément personnelle (les individus qui la reçoivent à titre personnel, y croient et persévèrent sont sauvés).

(7) La Rédemption accomplie par le Christ

Nous croyons que, mû par l'amour et dans l'obéissance à la volonté de son Père, le Fils éternel s'est fait homme : la Parole a été faite chair ; le Christ était pleinement Dieu et pleinement homme, une personne unique en deux natures. L'homme Jésus, le Messie d'Israël promis, fut conçu par l'intervention miraculeuse du Saint-Esprit et naquit de la vierge Marie. Il obéit parfaitement à son Père céleste, mena une vie exempte de péché, accomplit des signes miraculeux, fut crucifié sous Ponce Pilate, ressuscita corporellement d'entre les morts le troisième jour et remonta au ciel. En tant que Roi et Médiateur, il s'est assis à la droite de Dieu le Père, exerce dans le ciel et sur la terre toute la souveraineté de Dieu, et est notre Souverain Sacrificateur et notre juste Avocat. Nous croyons que par son incarnation, sa vie, sa mort, sa résurrection et son ascension, Jésus-Christ a agi comme notre représentant et notre substitut. Il l'a fait pour qu'en lui nous devenions justice de Dieu : sur la croix, il a annulé le péché, rendu Dieu propice et, en subissant le plein châtiment de nos péchés, il a réconcilié avec Dieu tous ceux qui croient. Par sa résurrection, le Christ Jésus a été justifié par son Père, il a brisé le pouvoir de la mort et vaincu Satan qui le détenait, et il a communiqué la vie éternelle à tous les siens ; par son ascension, il a été éternellement exalté comme Seigneur et nous a préparé une place pour que nous soyons avec lui. Nous croyons que le salut ne se trouve en aucun autre, car il n'a été donné sous le ciel aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés. Parce que Dieu a choisi les choses humbles de ce monde, les choses méprisées, celles qui ne sont pas, afin de réduire à néant celles qui sont, aucun être humain ne pourra jamais se glorifier devant lui ; le Christ Jésus est devenu pour nous sagesse de Dieu, c'est-à-dire notre justice, notre sainteté et notre rédemption.

(8) La Justification des Pécheurs

Nous croyons que par son obéissance et sa mort, le Christ a totalement effacé la dette de tous ceux qui sont justifiés. Par son sacrifice, il a subi le châtiment que méritaient nos péchés ; il a ainsi efficacement, réellement et pleinement satisfait la justice de Dieu à notre égard. Par son obéissance parfaite, il a satisfait les justes exigences de Dieu nous concernant, puisque cette obéissance parfaite est créditée par la foi seule à tous ceux qui croient en Christ seul pour être acceptés par Dieu. Dans la mesure où le Père nous a donné Christ, où Dieu a accepté son obéissance et son châtiment à notre place, gratuitement et sans aucun mérite de notre part, cette justification résulte uniquement de la pure grâce, pour que la justice exacte et la riche grâce de Dieu soient glorifiées dans la justification des pécheurs. Nous croyons que cette justification produit une obéissance personnelle, publique et zélée.

(9) Le Pouvoir du Saint-Esprit

Nous croyons que le Saint-Esprit applique à tous les rachetés ce salut, attesté dans toutes les Écritures et obtenu par Jésus-Christ. Envoyé par le Père et par le Fils, le Saint-Esprit glorifie le Seigneur Jésus-Christ et en tant qu'« autre » Paraclet, il est présent avec les croyants et en eux. Il convainc le monde de péché, de justice et de jugement, et par son œuvre puissante et mystérieuse, il régénère des pécheurs spirituellement morts, les pousse à la repentance et à la foi, les baptise dans l'union avec le Seigneur Jésus, de telle façon qu'ils sont justifiés devant Dieu par la grâce seule au moyen exclusif de la foi en Jésus-Christ. Par le moyen de l'Esprit, les croyants sont renouvelés, sanctifiés et adoptés dans la famille de Dieu ; ils participent à la nature divine et reçoivent les dons que l'Esprit distribue de façon souveraine. Le Saint-Esprit est lui-même le gage de notre héritage promis ; dans le siècle présent, il fait sa demeure dans le croyant, il le guide, l'instruit, l'équipe, le ranime et le revêt de puissance pour le rendre capable de mener, à l’exemple du Christ, une vie et un service dignes.

(10) Le Royaume de Dieu

Nous croyons que tous ceux que Dieu a sauvés par sa grâce à travers l'union avec le Christ, au moyen de la foi et de la régénération opérée par le Saint-Esprit, entrent dans le royaume de Dieu et jouissent des bienfaits de la nouvelle alliance : le pardon des péchés, la transformation intérieure qui fait naître le désir de glorifier Dieu, de lui faire confiance et de lui obéir, et la perspective de la gloire qui doit encore être révélée. Les œuvres bonnes constituent la preuve indispensable de la grâce salvatrice. Étant comme le sel dans un monde en décomposition et la lumière dans un monde d'obscurité, les croyants ne doivent pas s'isoler du monde ni se confondre avec lui ; nous devons au contraire faire du bien à la cité, car tout l'honneur et toute la gloire des nations reviennent au Dieu vivant. Parce que nous reconnaissons à qui appartient l'ordre créé et parce que nous sommes citoyens du royaume des cieux, nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes, faire du bien à tous, et notamment à ceux qui appartiennent à la famille de Dieu. Le royaume de Dieu, déjà présent mais pas encore entièrement instauré, traduit l'exercice de la souveraineté de Dieu dans le monde en vue de la rédemption finale de toute la création. Le royaume de Dieu est une puissance expansive qui pille le royaume enténébré de Satan, régénère et renouvelle, par la repentance et la foi, la vie des individus arrachés au royaume des ténèbres. Il fonde donc inévitablement une nouvelle communauté humaine sous l'autorité de Dieu.

(11) Le Nouveau Peuple de Dieu

Nous croyons que le peuple de Dieu issu de la nouvelle alliance est déjà entré dans la Jérusalem céleste ; il est déjà assis avec le Christ dans les lieux célestes. Cette Église universelle se manifeste dans des Églises locales dont le Christ est le seul chef ; c'est pourquoi, chaque « Église locale » est, de fait, l’Église, la maison de Dieu, l'assemblée du Dieu vivant, la colonne et l'appui de la vérité. L’Église est le corps du Christ, la prunelle de ses yeux, elle est gravée sur ses mains, il s'est engagé éternellement à son égard. L’Église se distingue par son message évangélique, ses ordonnances sacrées, sa discipline, sa grande mission et, par-dessus tout, par son amour pour Dieu ainsi que par l'amour de ses membres les uns pour les autres et pour le monde. Cet Évangile que nous chérissons comporte des dimensions à la fois personnelles et communautaires, dont aucune ne doit être négligée. Le Christ Jésus est notre paix ; il n'a pas seulement établi notre paix avec Dieu, mais également entre des êtres humains qui étaient séparés. Son but était de créer en lui-même une nouvelle humanité, en faisant la paix et de réconcilier en un seul corps le Juif et le non-Juif par la croix, par laquelle il a fait cesser leur hostilité. Lorsque ses membres se mettent au service les uns des autres et au service de leur prochain au lieu d'être centrés sur eux-mêmes, l'Église sert de signe annonciateur du futur nouveau monde promis par Dieu. L'Église est la demeure de l'Esprit de Dieu et le témoin permanent de Dieu dans le monde.

(12) Le Baptême et la Sainte Cène

Nous croyons que le baptême et la sainte Cène sont des institutions du Seigneur Jésus lui-même. Le baptême est lié à l'entrée d’un individu dans la nouvelle communauté de l'alliance, la sainte Cène au renouvellement permanent de l'alliance. Ils constituent ensemble à la fois le gage que Dieu nous a laissé, les moyens de grâce établis par Dieu, notre engagement public de soumission au Christ crucifié autrefois et désormais ressuscité, et l'anticipation de son retour et de l’achèvement de toutes choses.

(13) Le rétablissement de toutes choses

Nous croyons au retour personnel, glorieux et corporel de notre Seigneur Jésus-Christ avec ses saints anges, quand il viendra exercer son rôle de Juge final et instaurer son royaume. Nous croyons à la résurrection corporelle des justes et des injustes – les injustes pour le jugement et un châtiment éternel conscient en enfer, ainsi que notre Seigneur l'a enseigné, les justes pour le bonheur éternel dans la présence de celui qui est assis sur le trône et de l'Agneau, dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, où la justice habitera. Ce jour-là, l'Église sera sans défaut et sans tache devant Dieu grâce à l'obéissance, aux souffrances et au triomphe du Christ. Tout péché aura disparu et ses effets maudits seront à jamais supprimés. Dieu sera tout en tous et son peuple sera en extase devant l'immédiateté de sa sainteté ineffable ; tout sera alors à la louange de sa grâce glorieuse.

mardi 4 octobre 2016

Le Symbole d'Athanase

 

Voici quelle est la foi catholique : vénérer un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’unité, sans confondre les personnes et sans diviser. 

 



La personne du Père est une, celle du Fils est une, celle du Saint-Esprit est une; mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu’un seul Dieu. Ils ont une gloire égale et une majesté coéternelle ; tel est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit.

Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est immense. Le Père est éternel, le Fils est éternel, le Saint-Esprit est éternel : et cependant il n’y a pas trois éternels, mais un seul éternel ; de même il n’y a pas trois incréés, ni trois immenses, mais un seul incréé et un seul immense. De même le Père est tout-puissant, tout-puissant est le Fils, tout-puissant est le Saint-Esprit; et, cependant, il n’y a pas trois tout-puissants, mais un seul tout-puissant. De même le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et, cependant, il n’y a pas trois Dieux mais un seul Dieu, parce que de même que la vérité chrétienne nous oblige de confesser que chaque Personne séparément est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous défend de dire trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père ne tient son existence d’aucun être; il n’a été ni créé, ni engendré. Le Fils tient son existence du Père seul; il n’a été ni fait, ni créé, mais engendré. Le Saint-Esprit n’a été ni fait, ni créé, ni engendré par le Père et le Fils, mais il procède du Père et du Fils. Il y a donc un seul Père, non trois Pères, un seul Fils, non trois Fils, un seul Esprit-Saint, non trois Esprits-Saints. Et dans cette Trinité, il n’y a ni passé, ni futur, ni plus grand, ni moins grand; mais les trois personnes toutes entières sont coéternelles et co-égales; de sorte qu’en tout, comme il a été dit déjà, on doit adorer l’unité dans la Trinité et la Trinité dans l’unité. Celui qui veut être sauvé doit avoir cette croyance de la Trinité.

Mais il est encore nécessaire pour le salut éternel de croire fidèlement l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. La foi exacte consiste donc à croire et à confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, étant engendré de la substance du Père avant tous les temps; il est homme, étant né dans le temps de la substance de sa mère; Dieu parfait et homme parfait, composé d’une âme raisonnable et d’une chair humaine; égal au Père selon la divinité; inférieur au Père selon l’humanité. Et bien qu’il soit Dieu et homme, il n’est pas néanmoins deux personnes mais un seul Christ; il est un, non que la divinité ait été changée en humanité, mais parce qu’il a pris l’humanité pour l’unir à la divinité; un enfin, non par confusion de substance, mais par unité de personne; car comme l’âme raisonnable et le corps sont un seul homme, de même Dieu et l’homme sont un seul Christ qui a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.

À son avènement, tous les hommes doivent ressusciter avec leurs corps et ils rendront compte de leurs propres actions. Et ceux qui auront fait le bien iront dans la vie éternelle; ceux qui auront fait le mal, dans le feu éternel.

Telle est la foi catholique : quiconque ne la croit pas fidèlement ne pourra être sauvé.

lundi 3 octobre 2016

Le Symbole de Nicée

Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes choses visibles et invisibles.

Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ,
le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles,
Dieu venu de Dieu,
engendré et non créé,
d'une même substance que le Père
et par qui tout a été fait ;
qui, pour nous les hommes et pour notre salut,
est descendu des cieux
et s'est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge Marie
et a été fait homme.
Il a été crucifié sous Ponce Pilate,
il a souffert et il a été mis au tombeau.
Il est ressuscité des morts le troisième jour,
conformément aux écritures :
il est monté aux cieux où il siège à la droite du Père.
De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts
et son règne n'aura pas de fin.

Nous croyons en l'Esprit-Saint,
qui règne et donne la vie,
qui procède du Père,
qui a parlé par les prophètes,
qui, avec le Père et le Fils, est adoré et glorifié.
Nous croyons l'Église une, sainte,
universelle et apostolique.
Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ;
nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
Amen

Le Symbole Apostolique

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. 

Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, et qui est né de la vierge Marie. Il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli, il est descendu aux enfers. Le troisième jour, il est ressuscité des morts, il est monté au ciel, il s'est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, et il viendra de là pour juger les vivants et les morts.

Je crois au Saint-Esprit, la sainte Église Universelle, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle.

Amen.