jeudi 23 février 2017
lundi 20 février 2017
LA JOIE D’ALLER A LA MAISON DE L’ETERNEL D’après Martin Schäfer
Une préparation active durant la semaine
Ne pas laisser nos pensées se détourner de Christ
Goûter une joie calme et profonde dans la présence du Seigneur
Pas d’entrave à la participation personnelle
« Je me suis
réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Eternel ! » (v. 1).
Quelle joie devrait être aussi la nôtre, chers amis chrétiens, chaque
premier jour de la semaine, comme à l’occasion de chaque réunion autour
du Seigneur ! Sommes-nous vraiment conscients qu’Il se trouve
personnellement au milieu de nous, selon la promesse qu’Il a lui-même
laissée à ses disciples : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon
nom, je suis là au milieu d’eux » (Matt. 18 : 20). Nous sommes, pour
ainsi dire, « tous présents devant Dieu » (Act. 10 : 33). La conscience
de nous trouver véritablement dans Sa présence, « ayant... une pleine
liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le
chemin nouveau et vivant qu’il a ouvert pour nous à travers le voile »
(Héb. 10 : 19-20), changera notre attitude lors des réunions. C’est Lui,
et non la faiblesse humaine, qui doit être le centre de notre
appréciation.
Les réunions chrétiennes sont les heures les plus
précieuses pour un croyant sur cette terre : éprouver la présence
personnelle de son Seigneur, c’est un avant-goût du ciel. Mais la
jouissance de cette présence ne se produit pas spontanément ; elle
requiert de la préparation au cours de la semaine, et de la méditation.
Suis-je prêt à rencontrer le Fils de Dieu ?
Dans notre vie professionnelle, lorsque nous avons un examen à passer ou un projet important à faire aboutir, ou lorsqu’une cérémonie est prévue, nous nous y préparons avec tout le soin nécessaire - même si, au premier abord, nous n’en avons pas l’envie. Avant un tel rendez-vous, nous nous efforcerons aussi d’être en bonne forme physique et intellectuelle. Il ne devrait pas en être autrement pour la fréquentation des réunions : nous désirerons par exemple, avoir une préparation personnelle au culte par la lecture d’un passage biblique parlant des souffrances du Seigneur ; nous ferons une étude soigneuse, avec prière, du passage qui doit être considéré lors de la réunion d’étude de la Bible ; nous aurons à cœur de rechercher des sujets de prière qui pourront être présentés à la réunion de prière…
Ne convient-il pas de se préparer ainsi par la prière en vue de ces différentes réunions, en recherchant des moments de tranquillité et d’isolement loin du « bruit de ce monde » ? La prière pour et avant les moments de réunion est une condition certainement très importante pour pouvoir en jouir. La demande de purification de tout péché - parfois caché (Ps. 19 : 13 ; 139 : 24), la prière pour avoir la direction par l’Esprit, pour être gardé de toute distraction intérieure ou extérieure, pour qu’il y ait de la puissance dans la prédication - toutes ces requêtes, et d’autres encore, nous aideront à aller « avec joie » aux réunions. Nous aurons alors certainement beaucoup d’exaucements.
Dans notre vie professionnelle, lorsque nous avons un examen à passer ou un projet important à faire aboutir, ou lorsqu’une cérémonie est prévue, nous nous y préparons avec tout le soin nécessaire - même si, au premier abord, nous n’en avons pas l’envie. Avant un tel rendez-vous, nous nous efforcerons aussi d’être en bonne forme physique et intellectuelle. Il ne devrait pas en être autrement pour la fréquentation des réunions : nous désirerons par exemple, avoir une préparation personnelle au culte par la lecture d’un passage biblique parlant des souffrances du Seigneur ; nous ferons une étude soigneuse, avec prière, du passage qui doit être considéré lors de la réunion d’étude de la Bible ; nous aurons à cœur de rechercher des sujets de prière qui pourront être présentés à la réunion de prière…
Ne convient-il pas de se préparer ainsi par la prière en vue de ces différentes réunions, en recherchant des moments de tranquillité et d’isolement loin du « bruit de ce monde » ? La prière pour et avant les moments de réunion est une condition certainement très importante pour pouvoir en jouir. La demande de purification de tout péché - parfois caché (Ps. 19 : 13 ; 139 : 24), la prière pour avoir la direction par l’Esprit, pour être gardé de toute distraction intérieure ou extérieure, pour qu’il y ait de la puissance dans la prédication - toutes ces requêtes, et d’autres encore, nous aideront à aller « avec joie » aux réunions. Nous aurons alors certainement beaucoup d’exaucements.
Durant la réunion, nous « concentrer » sur les cantiques,
les prières et les passages bibliques, contribue à ne pas laisser nos
pensées errer ! Prier pendant les pauses est aussi une chose bonne et
utile, au lieu de laisser nos regards vagabonder dans la salle, ou de
repenser à nos soucis familiaux ou professionnels.
S’asseoir et assister au déroulement de la réunion, en laissant la responsabilité aux autres, est malheureusement une habitude assez fréquente. Cependant, du moment que nous sommes appelés à être actifs dans la joie du Seigneur, nous devrions aussi être actifs durant ces heures, alors que nous prenons progressivement conscience de la présence du Seigneur.
Peut-être pouvons-nous être quelque peu découragés en voyant le petit nombre de frères et de sœurs, mais ce n’est pas un vrai motif. Ne regardons pas à l’aspect extérieur, car nous ne devons rien attendre de la part de l’homme ! Et si même il y avait de nombreux croyants réunis dans une belle salle et des frères manifestement doués, ne devrions-nous pas être intérieurement en prière et attendre tout du Seigneur ? C’est toujours le but de l’Esprit que de diriger nos cœurs vers Christ. Lui laissons-nous toute la place ?
S’asseoir et assister au déroulement de la réunion, en laissant la responsabilité aux autres, est malheureusement une habitude assez fréquente. Cependant, du moment que nous sommes appelés à être actifs dans la joie du Seigneur, nous devrions aussi être actifs durant ces heures, alors que nous prenons progressivement conscience de la présence du Seigneur.
Peut-être pouvons-nous être quelque peu découragés en voyant le petit nombre de frères et de sœurs, mais ce n’est pas un vrai motif. Ne regardons pas à l’aspect extérieur, car nous ne devons rien attendre de la part de l’homme ! Et si même il y avait de nombreux croyants réunis dans une belle salle et des frères manifestement doués, ne devrions-nous pas être intérieurement en prière et attendre tout du Seigneur ? C’est toujours le but de l’Esprit que de diriger nos cœurs vers Christ. Lui laissons-nous toute la place ?
Le christianisme est caractérisé principalement par des
faits et non par des sentiments. Ce n’est pas parce que je « sens » que
je suis sauvé que je me réjouis, mais parce que la Parole de Dieu me le
dit, et cela procure un meilleur fondement et une joie durable.
Les réunions sont caractérisées, en partie, par le rappel de passages bibliques, et ceux-ci peuvent et doivent nous procurer de la joie, de l’émerveillement. Cet « enthousiasme spirituel » se distingue fondamentalement de l’enthousiasme mondain et surtout religieux qui repose sur un débordement excessif de sentiments ; il est toujours accompagné de retenue et de sobriété. Il faut aussi être convaincu que la manière de se réunir est une condition pour gagner des âmes. Mais une participation active aux réunions est « scripturaire » et peut donner à la conviction personnelle et intime la dimension d’une réelle expérience qui nous motive et nous encourage.
L’appel évangélique résumé par l’expression : « Venez et voyez » (Jean 1 : 39) peut certainement être étendu aux réunions, et notre comportement en influencera aussi d’autres.
Une réunion dirigée par l’Esprit s’adresse d’abord à notre intelligence spirituelle (voir 1 Cor. 14 : 15). On ne peut pas s’attendre, à chaque cantique ou prière, à voir immédiatement des visages rayonnants ou pleurant de joie. Nous connaissons certainement les habitudes de nos amis chrétiens et leur « manière » d’exprimer leurs sentiments : un frère prie d’une voix émue, un autre plus calmement et peut-être d’une manière un peu monotone, et cependant ce qui est important pour les deux, c’est le contenu présenté sous une forme différente. Nous vivons en Occident et nous avons une culture qui n’est pas particulièrement axée sur l’explosion des sentiments. Mais le Seigneur peut, en certaines circonstances, permettre une réaction visible au sujet traité et une expression plus vive des sentiments. Toutefois, cela ne devrait pas être la règle. Il faut préciser que les sentiments s’estompent rapidement, mais que l’édification intérieure subsiste généralement plus longtemps!
Si, après les réunions, nous cherchions à parler à l’un ou à l’autre de ce nous y avons ressenti, nous découvririons peut-être derrière un visage un peu figé une vie spirituellement riche, et nous pourrions nous encourager l’un l’autre à jouir de cette joie profonde dans la présence du Seigneur.
Les réunions sont caractérisées, en partie, par le rappel de passages bibliques, et ceux-ci peuvent et doivent nous procurer de la joie, de l’émerveillement. Cet « enthousiasme spirituel » se distingue fondamentalement de l’enthousiasme mondain et surtout religieux qui repose sur un débordement excessif de sentiments ; il est toujours accompagné de retenue et de sobriété. Il faut aussi être convaincu que la manière de se réunir est une condition pour gagner des âmes. Mais une participation active aux réunions est « scripturaire » et peut donner à la conviction personnelle et intime la dimension d’une réelle expérience qui nous motive et nous encourage.
L’appel évangélique résumé par l’expression : « Venez et voyez » (Jean 1 : 39) peut certainement être étendu aux réunions, et notre comportement en influencera aussi d’autres.
Une réunion dirigée par l’Esprit s’adresse d’abord à notre intelligence spirituelle (voir 1 Cor. 14 : 15). On ne peut pas s’attendre, à chaque cantique ou prière, à voir immédiatement des visages rayonnants ou pleurant de joie. Nous connaissons certainement les habitudes de nos amis chrétiens et leur « manière » d’exprimer leurs sentiments : un frère prie d’une voix émue, un autre plus calmement et peut-être d’une manière un peu monotone, et cependant ce qui est important pour les deux, c’est le contenu présenté sous une forme différente. Nous vivons en Occident et nous avons une culture qui n’est pas particulièrement axée sur l’explosion des sentiments. Mais le Seigneur peut, en certaines circonstances, permettre une réaction visible au sujet traité et une expression plus vive des sentiments. Toutefois, cela ne devrait pas être la règle. Il faut préciser que les sentiments s’estompent rapidement, mais que l’édification intérieure subsiste généralement plus longtemps!
Si, après les réunions, nous cherchions à parler à l’un ou à l’autre de ce nous y avons ressenti, nous découvririons peut-être derrière un visage un peu figé une vie spirituellement riche, et nous pourrions nous encourager l’un l’autre à jouir de cette joie profonde dans la présence du Seigneur.
Si tous les hommes sont exhortés à prier (1 Tim. 2 : 8),
tous les frères ne devraient-ils pas se préparer à participer activement
à la prière ? Si le Seigneur désire que nous nous réunissions pour nous
souvenir de Lui, est-ce que chacun ne devrait pas penser à son
Rédempteur et, en tant que frère, l’exprimer publiquement au moyen d’une
prière adaptée, d’un cantique ou d’une lecture de la Bible ?
Il est vrai que des « mains saintes » sont requises pour la prière et qu’il s’agit impérativement de prendre la cène « dignement » (1 Tim. 2 : 8 ; 1 Cor. 11 : 27-29). Il devrait aussi y avoir la liberté nécessaire de faire une remarque à un frère. Mais si le cœur est rempli du Seigneur, la bouche ne parlera-t-elle pas avec cette abondance (Matt. 12 : 34) et ne se laissera-t-elle pas utiliser par l’Esprit ? « Fais-moi entendre ta voix » (Cant. 2 : 14). Nous désirons que cette demande de l’époux agisse en nous : le Seigneur désire entendre notre « voix » ! Comme étant l’expression d’un « saint sacerdoce » (1 Pier. 2 : 5), nous sommes tous appelés à rendre culte en esprit, et le Seigneur emploie des frères pour rendre ce service publiquement. Un jeune frère qui, conduit par l’Esprit, présente sa louange en des termes simples et avec cette fraîcheur liée à son âge, ne peut-il pas dissiper l’ennui latent chez plus d’une personne ?
Ne pas éteindre l’Esprit, mais en être remplis, doit être notre réel désir ! Nous serons prêts alors à nous laisser conduire par Lui.
Il est vrai que des « mains saintes » sont requises pour la prière et qu’il s’agit impérativement de prendre la cène « dignement » (1 Tim. 2 : 8 ; 1 Cor. 11 : 27-29). Il devrait aussi y avoir la liberté nécessaire de faire une remarque à un frère. Mais si le cœur est rempli du Seigneur, la bouche ne parlera-t-elle pas avec cette abondance (Matt. 12 : 34) et ne se laissera-t-elle pas utiliser par l’Esprit ? « Fais-moi entendre ta voix » (Cant. 2 : 14). Nous désirons que cette demande de l’époux agisse en nous : le Seigneur désire entendre notre « voix » ! Comme étant l’expression d’un « saint sacerdoce » (1 Pier. 2 : 5), nous sommes tous appelés à rendre culte en esprit, et le Seigneur emploie des frères pour rendre ce service publiquement. Un jeune frère qui, conduit par l’Esprit, présente sa louange en des termes simples et avec cette fraîcheur liée à son âge, ne peut-il pas dissiper l’ennui latent chez plus d’une personne ?
Ne pas éteindre l’Esprit, mais en être remplis, doit être notre réel désir ! Nous serons prêts alors à nous laisser conduire par Lui.
Un point important est encore à considérer. Si nous
désirons éprouver personnellement de la joie et de la bénédiction au
cours des réunions, la première question qui se pose est celle-ci :
procurons-nous de la joie au Seigneur au cours des réunions, par notre
comportement, par notre participation active ? Il veut se trouver avec
nous (Ex. 29 : 42). Il cherche là son repos (Ps. 132 : 14) et Il désire
entonner la louange au milieu des siens (Ps. 22 : 22 ; Héb. 2 : 12) !
Recherchons-nous Sa joie lors des rencontres ? Alors notre joie se
manifestera et croîtra elle aussi !
D’après Martin Schäfer
dimanche 19 février 2017
jeudi 16 février 2017
"Rencontrer Jésus dans l'Evangile de Jean"
Chers amis,
Nous sommes heureux de vous annoncer que notre prochaine série de prédications aura pour thème "Rencontrer Jésus dans l'Evangile de Jean".
Retrouvez ces messages chaque semaine sur notre blog!
SDG
La Vraie Grâce de Dieu Par John Nelson Darby
"Je vous ai écrit... attestant que cette grâce
dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu."
1 Pierre 5:12
Dieu nous est révélé comme le "Dieu de toute grâce"; et la position qui nous est faite est celle où nous "goûtons que le Seigneur est bon" (ou: plein de grâce). Combien il nous est souvent difficile de croire que le Seigneur est bon! Le sentiment naturel de nos coeurs est celui-ci: "Je sais que tu es un homme sévère"; il y a en chacun de nous une incompréhension absolue de la grâce de Dieu.
Quelques-uns pensent que le mot grâce implique que Dieu passe par-dessus le péché; mais tel n'est pas le cas; la grâce suppose que le péché est une chose si abominable que Dieu ne peut pas le supporter: s'il était au pouvoir de l'homme, après avoir fait le mal, de redresser ses voies et de corriger sa propre nature de manière à pouvoir se tenir devant Dieu, il n'y aurait nul besoin de grâce. Le fait même que le Seigneur agit en grâce démontre que le péché est une chose si affreuse, que l'état de l'homme est absolument ruiné et sans espoir puisqu'il est un pécheur, et que rien sinon la libre grâce ne pourra répondre à son besoin.
Nous devons apprendre ce que Dieu est pour nous, et cela non au moyen de nos propres pensées, mais par la révélation qu'Il nous a donnée de Lui-même, c'est-à-dire "le Dieu de toute grâce".
Du moment où je comprends que je suis un homme pécheur, et que le Seigneur est venu à moi parce qu'Il connaissait l'étendue et l'horreur de mon péché, je comprends aussi ce que c'est que la grâce. La foi me montre que Dieu est plus grand que mon péché, et non pas que mon péché est plus grand que Dieu... Le Seigneur que j'ai connu laissant Sa vie pour moi, est le même Seigneur avec lequel j'ai à faire tous les jours de ma vie, et toute Sa manière d'agir envers moi repose sur les mêmes principes de grâce. Le grand secret pour croître, c'est de regarder au Seigneur comme au Dieu de grâce. Combien il est précieux et encourageant de savoir qu'à tout moment Jésus éprouve à mon égard et exerce envers moi le même amour que lorsqu'Il est mort pour moi sur la croix.
C'est là une vérité que nous devrions réaliser dans toutes les circonstances les plus ordinaires de la vie. Supposez, par exemple, que j'aie un défaut de caractère qui me paraisse difficile à corriger; si je m'adresse à Jésus comme à mon Ami, Il me fournit la puissance dont j'ai besoin pour le faire. La foi devrait être ainsi constamment en exercice contre les tentations et non pas simplement mes propres efforts qui ne se seront jamais suffisants. La source de la véritable force, c'est le sentiment que le Seigneur est plein de grâce. L'homme naturel ne veut jamais reconnaître Christ comme la seule source de force et de bénédictions. Si ma communion avec le Seigneur est interrompue, mon coeur naturel dira toujours: "Il faut que je corrige ce qui a causé cet état, avant de pouvoir venir à Christ." Mais Il est plein de grâce; et sachant cela, la seule chose que nous ayons à faire, c'est de retourner à Lui, aussitôt, tels que nous sommes, puis alors de nous humilier profondément devant Lui. Ce n'est qu'en Lui que nous trouverons et de Lui que nous recevrons ce qui peut restaurer nos âmes. L'humilité en Sa présence est la seule véritable humilité. Si dans Sa présence nous reconnaissons être exactement ce que nous sommes, nous découvrons qu'Il ne manifeste à notre égard que de la grâce et rien d'autre …
C'est Jésus qui donne un repos durable à nos âmes, ce n'est pas notre opinion personnelle sur nous-mêmes. La foi ne considère jamais ce qui est en nous-mêmes comme le fondement du repos; elle reçoit, aime et craint la révélation de Dieu et les pensées de Dieu à l'égard de Jésus en qui se trouve Son repos. Si Jésus a du prix pour nos âmes, si nos yeux et nos coeurs sont occupés de Lui, la vanité et le péché qui nous entourent n'auront pas de prise sur nous; et ce sera aussi là notre force contre le péché et la corruption de nos propres coeurs.
Tout ce que je vois en moi en dehors de Lui est péché; mais ce qui me rendra humble, ce n'est pas de penser à mes propres péchés, à ma mauvaise nature, et d'en être occupé, c'est au contraire de penser au Seigneur Jésus, de méditer sur l'excellence de Sa Personne. Il est bon d'en avoir fini avec nous-mêmes et de n'avoir à faire qu'à Jésus. Nous avons le droit de nous oublier nous-mêmes, nous avons le droit d'oublier nos péchés, nous avons le droit de tout oublier sauf Jésus.
Rien n'est plus difficile pour nos coeurs que de demeurer dans le sentiment de la grâce, de rester pratiquement conscients que nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce; c'est par la grâce que le coeur est "affermi", mais rien n'est plus difficile pour nous que de comprendre réellement la plénitude de la grâce, cette "grâce de Dieu dans laquelle nous sommes", et de marcher dans la puissance qui en découle.
Ce n'est que dans la présence de Dieu que nous pouvons la connaître et c'est notre privilège de nous trouver là. Dès que nous nous éloignons de la présence de Dieu, nos propres pensées sont toujours à l'oeuvre au-dedans de nous, et nos propres pensées ne peuvent jamais atteindre les pensées de Dieu à notre égard, la "grâce de Dieu."
Si je pensais avoir le moindre droit à quelque chose, ce ne serait pas la pure et libre grâce, cela ne pourrait être la "grâce de Dieu"... Ce n'est que dans la communion avec Lui que nous sommes capables de mesurer toutes choses en rapport avec Sa grâce... Lorsque nous demeurons dans le sentiment de la présence de Dieu, il est impossible que quoi que ce soit nous trouble -- fût-ce même l'état de l'Église -- car nous comptons sur Dieu, et toutes choses se trouvent alors pour nous dans une sphère où s'exerce Sa grâce.
La vraie source de notre force comme chrétiens c'est d'avoir des pensées très simples au sujet de la grâce; et le secret de toute sainteté, paix et tranquillité d'esprit, c'est de demeurer dans le sentiment de la grâce, en la présence de Dieu.
La "grâce de Dieu" est si illimitée, si complète, si parfaite, que si nous nous éloignons pour un moment de la présence de Dieu, nous ne pouvons en avoir une juste appréciation, nous n'avons pas de force pour la saisir; et si nous cherchons à la connaître hors de Sa présence, nous ne pouvons que la changer en licence. Demandons-nous simplement ce que c'est que la grâce? elle n'a ni bornes, ni limites. Quels que nous puissions être (et nous ne pouvons être pires que nous sommes) en dépit de tout, Dieu est AMOUR à notre égard. Ni notre joie, ni notre paix ne dépendent de ce que nous sommes pour Dieu, mais de ce qu'Il est pour nous, et c'est la grâce.
La grâce est la précieuse révélation que, par le moyen de Jésus, tout le péché et tout le mal qui est en nous a été ôté. Un seul péché est plus affreux aux yeux de Dieu qu'un millier de péchés ne le sont à nos yeux; et cependant, malgré une connaissance parfaite de ce que nous sommes, tout ce que Dieu se plaît à être à notre égard, c'est AMOUR.
Au chapitre 7 de l'épître aux Romains nous est décrit l'état d'une âme vivifiée, mais dont tous les raisonnements se concentrent en elle-même... Elle ne connaît pas la grâce, le simple fait que, quel que soit son état, DIEU EST AMOUR, et rien qu'amour à notre égard. Au lieu de regarder à Dieu, il n'est question que de "moi", "moi", "moi". La foi regarde à Dieu, tel qu'Il s'est révélé Lui-même en grâce. Est-ce moi, est-ce mon état qui est l'objet de la foi? Non, la foi ne prend jamais pour objet ce qu'il y a dans mon coeur, mais la révélation que Dieu fait de Lui-même en grâce.
La grâce se rapporte à ce que Dieu est et non à ce que nous sommes, excepté en ce que l'étendue de nos péchés ne fait que magnifier l'immensité de la "grâce de Dieu". Nous devons aussi nous rappeler que la grâce a pour objet et pour effet indispensable d'amener nos âmes dans la communion avec Dieu--de nous sanctifier en nous apprenant à connaître Dieu et à L'aimer; la connaissance de la grâce est donc la véritable source de la sanctification.
Le triomphe de la grâce apparaît en ceci: c'est que lorsque l'inimitié de l'homme avait rejeté Jésus de la terre, l'amour de Dieu introduisit le salut par cet acte même--Il vint expier le péché de ceux qui L'avaient rejeté. En regard du développement le plus complet du péché de l'homme, la foi voit le déploiement le plus complet de la grâce de Dieu. Si j'ai le plus léger doute, la moindre hésitation au sujet de l'amour de Dieu, je me suis éloigné de la grâce. Je dirai alors: "Je suis malheureux parce que je ne suis pas ce que je voudrais être": là n'est pas la question. La vraie question est celle-ci: Dieu est-Il ce que nous voudrions qu'Il soit, Jésus est-Il tout ce que nous pouvons désirer? Si la conscience de ce que nous sommes, de ce que nous trouvons en nous-mêmes, a un autre résultat que d'accroître notre adoration pour ce que Dieu est, même en nous humiliant, nous sommes hors du terrain de la pure grâce... Y a-t-il du mécontentement et de la méfiance dans votre esprit? Voyez si la raison n'en serait pas que vous dites encore "moi", "moi", et que vous perdez de vue la grâce de Dieu.
Il vaut mieux être occupé de ce que Dieu est, que de ce que nous sommes. Si nous regardons à nous-mêmes, c'est une preuve d'orgueil; c'est que nous n'avons pas réellement conscience que nous ne sommes bons à rien. Jusqu'à ce que nous ayons compris cela, nous ne pouvons détourner tout à fait nos regards de nous-mêmes et les porter sur Dieu. En regardant à Christ, c'est notre privilège de nous oublier nous-mêmes. La vraie humilité ne consiste pas tellement à penser du mal de nous-mêmes qu'à n'y pas penser du tout. Je suis trop mauvais pour mériter qu'on pense à moi. Ce dont j'ai besoin, c'est de m'oublier moi-même et de regarder à Dieu qui est digne de toutes mes pensées. Le résultat en sera nécessairement de nous rendre humbles à l'égard de nous-mêmes.
Bien-aimés, si nous pouvons dire comme en Rom. 7: "Je sais qu'en moi, c'est-à-dire en ma chair, il n'habite point de bien", cela suffit en ce qui nous concerne nous-mêmes; dirigeons alors nos pensées vers Celui qui a eu à notre égard "des pensée de paix et non de mal", longtemps avant que nous ayons pensé quoi que ce soit de nous-mêmes. Considérons Ses pensées de grâce à notre égard, et retenons cette parole de la foi: "Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?"
dimanche 12 février 2017
jeudi 9 février 2017
La Plénitude de Dieu Pour les Vases Vides (1 Samuel 4 et 7) Par C.H. Mackintosh
L’homme à sa vraie place
Ces deux chapitres illustrent de manière frappante un principe qui court à travers toute l’Écriture inspirée, à savoir que, dès l’instant où l’homme prend sa vraie place, la place qui lui revient vraiment, Dieu peut le rencontrer en grâce — et en grâce parfaite, gratuite, souveraine, sans pareil : la plénitude de Dieu attend des vases vide pour s’y épancher. Ce grand principe brille partout de la Genèse à l’Apocalypse. Le mot "principe" est insuffisant pour en rendre le sens, il est trop froid. Nous devrions en parler comme d’un fait divin, vivant, merveilleux, qui brille d’un éclat céleste dans l’évangile de la grâce de Dieu et dans l’histoire du peuple de Dieu, collectivement et individuellement, tant aux jours de l’Ancien que du Nouveau Testament.
Il faut que l’homme soit à sa vraie place. C’est absolument essentiel. C’est là seulement qu’il peut avoir une juste vision de Dieu. Quand l’homme tel qu’il est, rencontre Dieu tel qu’il est, il y a une réponse parfaite à toutes les questions, une solution divine à toutes les difficultés. C’est sur le pied d’une ruine absolue et sans espoir que l’homme découvre une vue claire et libératrice, et le sens du salut de Dieu. C’est quand l’homme en a fini avec lui-même sous tous les aspects — son mauvais moi et son bon moi, son moi coupable et son juste moi — qu’il commence avec un Dieu Sauveur. C’est vrai au commencement de la vie, et c’est vrai tout le long du chemin. La plénitude de Dieu attend toujours des vases vides. La grande difficulté est de vider ces vases : quand on en arrive là, tout est réglé, car la plénitude de Dieu peut alors s’y déverser.
Assurément, c’est une vérité de base, merveilleuse. Dans ces chapitres 4 et 7 de 1 Samuel, nous la voyons en application pour le peuple terrestre de l’Éternel, autrefois.
Considérons un peu ces chapitres.
1 Samuel 4
Au début du chapitre 4, Israël est battu par les Philistins ; mais au lieu de s’humilier devant l’Éternel, dans une vraie contrition et dans le jugement de soi-même à cause de leur terrible condition, et au lieu d’accepter leur défaite comme le juste jugement de Dieu, les voilà totalement insensibles et durs de cœur. "Et le peuple rentra dans le camp, et les anciens d’Israël dirent : pourquoi l’Éternel nous a-t-il battus aujourd’hui devant les Philistins ?"
D’après ces paroles, il est bien évident que les anciens n’étaient pas à la place qui leur convenait. Ils n’auraient jamais prononcé le mot "pourquoi" s’ils avaient réalisé leur condition morale, et n’auraient que trop su le pourquoi de la situation. Il y avait du péché honteux au milieu d’eux — la conduite immorale d’Hophni et Phinées. "Et le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant l’Éternel ; car les hommes méprisaient l’offrande de l’Éternel" (2:17).
Mais hélas ! Le peuple n’avait aucun sens de sa terrible condition, et donc aucun sens du remède. C’est pourquoi ils disent : "Prenons à nous, de Silo, l’arche de l’alliance de l’Éternel, et qu’elle vienne au milieu de nous et nous sauve de la main de nos ennemis". Quelle illusion ! Quel aveuglement complet ! Il n’y a aucun jugement de soi-même, aucune confession du déshonneur porté sur le nom et le culte du Dieu d’Israël ; aucun regard vers l’Éternel dans une vraie contrition et un vrai brisement de cœur. Il n’y a rien, si ce n’est cette vaine pensée que l’arche les sauverait de la main de leurs ennemis.
"Et le peuple envoya à Silo, et on apporta de là l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées, qui siège entre les chérubins ; et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, était là avec l’arche de l’alliance de Dieu". Quelle condition effrayante ! L’arche de Dieu associée à ces hommes impies dont la méchanceté allait attirer le juste jugement d’un Dieu saint et juste sur la nation tout entière. Rien ne pouvait être plus terrible, ni plus offensant pour Dieu que cette tentative téméraire d’associer Son nom et Sa vérité, avec la méchanceté. En toute circonstance, le mal moral est déjà mauvais, mais la tentative d’allier le mal moral au nom et au service de Celui qui est saint et véritable, est la forme d’iniquité la plus grande et la plus ténébreuse, et ne peut que faire éclater un jugement de Dieu très sévère. Ces sacrificateurs impies, les fils d’Éli, avaient osé souiller les lieux mêmes du sanctuaire par leurs abominations ; et maintenant c’étaient eux qui accompagnaient l’arche de Dieu au champ de bataille. Quel aveuglement et quelle dureté de coeur ! Cette expression : "Hophni et Phinées étaient là avec l’arche de l’alliance de Dieu" exprime dans sa brièveté la terrible condition morale d’Israël.
"Et aussitôt que l’arche de l’alliance de l’Éternel rentra dans le camp, tout Israël se mit à pousser de grands cris, de sorte que la terre en frémit". Que ces cris étaient vains ! — Que cette vantardise était vide de sens ! — Que cette prétention était creuse ! Hélas, hélas ! tout cela fut suivi d’une défaite humiliante, et il ne pouvait en être autrement. "Et les Philistins combattirent, et Israël fut battu ; et ils s’enfuirent chacun à sa tente ; et la défaite fut très grande, et il tomba d’Israël 30.000 hommes de pied. Et l’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, moururent".
Quel état de choses ! Les sacrificateurs tués ; l’arche prise ; la gloire partie. L’arche dont ils se vantaient, et sur laquelle ils avaient fondé leur espoir de victoire, la voilà maintenant entre les mains des Philistins, ces incirconcis. Tout était fini. Cette circonstance terrible — l’arche de Dieu dans la maison de Dagon — exprime l’histoire affligeante de la ruine et de la faillite totale d’Israël. Dieu veut de la réalité, de la vérité et de la sainteté chez ceux avec lesquels il daigne habiter. "La sainteté sied à ta maison, ô Éternel ! pour de longs jours" (Psaumes 93:5). C’était un privilège si élevé d’avoir l’Éternel faisant sa demeure au milieu d’eux ; mais la sainteté en était la contrepartie nécessaire. Dieu ne pouvait associer son nom avec le péché non jugé. Impossible. Cela aurait été le renversement de sa nature, et Dieu ne peut se renier lui-même. Le lieu où il veut habiter doit correspondre à sa nature et à son caractère. "Soyez saints, car moi je suis saint" (1 Pierre 1:16). C’est une vérité fondamentale et merveilleuse qui doit être retenue fermement et confessée avec révérence. Il ne faut jamais l’abandonner.
Mais considérons un peu ce qu’il advint de l’arche au pays des Philistins. C’est tout à fait solennel et instructif. Israël avait faillit de façon évidente et avait péché honteusement. Ils s’étaient montrés totalement indignes de l’arche de l’alliance de l’Éternel ; et les Philistins avaient posé leurs mains incirconcises sur elle, se permettant carrément de l’introduire dans la maison de leur faux dieu, comme si l’Éternel Dieu d’Israël et Dagon pouvaient cohabiter !
Quelle présomption blasphématoire ! Mais la gloire qui s’en était allé d’Israël était revendiquée dans les ténèbres et la solitude du temple de Dagon. Dieu sera Dieu, même si son peuple fait défaut. En conséquence nous voyons que quand Israël a entièrement faillit à garder l’arche de Son témoignage, et l’a laissée passer dans les mains des Philistins, — quand tout est perdu dans les mains de l’homme, — alors la gloire de Dieu brille en puissance et en splendeur : Dagon s’écroule, et toute la terre des Philistins tremble sous la main de l’Éternel. Sa présence leur devient intolérable, et ils cherchent à s’en débarrasser au plus tôt. Il était démontré de manière irrécusable l’impossibilité absolue pour l’Éternel et les incirconcis de marcher ensemble. Il en était ainsi, il en est ainsi, il en sera toujours ainsi. "Quel accord de Christ avec Bélial ?... et quelle convenance y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ?" (2 Corinthiens 6:15). Aucun, en tout état de cause.
1 Samuel 7
Passons maintenant au chapitre 7. Nous y trouvons un tout autre état de choses. Nous allons trouver ce qu’est un vase vide, et, comme toujours, la plénitude de Dieu attendant une telle condition. "Et il arriva que, depuis le jour où l’arche demeura à Kiriath-Jéarim, il se passa un long temps, vingt années ; et toute la maison d’Israël se lamenta après l’Éternel".
Dans les chapitres 5 et 6, nous voyons que les Philistins ne pouvaient pas subsister avec l’Éternel. Au chapitre 7, nous voyons qu’Israël ne pouvait pas subsister sans Lui. C’est bien frappant et instructif. Le monde ne peut pas supporter l’idée même de la présence de Dieu. On le voit dès la chute, en Genèse 3. L’homme s’enfuit loin de Dieu avant même que Dieu ne le chasse du jardin d’Éden. Il ne pouvait supporter la présence divine. "J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché".
Il en a toujours été ainsi, dès lors et jusqu’à aujourd’hui. Comme quelqu’un l’a dit : "si vous pouviez mettre un homme inconverti dans le paradis, il ferait son possible pour quitter les lieux au plus vite". Combien c’est parlant ! Quelle marque sur toute la race humaine, et quelle preuve de la profondeur de la dépravation morale où peuvent sombrer les membres de cette race ! Si un homme ne peut pas supporter la présence de Dieu, où peut-il être à l’aise ? et de quoi n’est-il pas capable ? Question importante et solennelle !
Puis "toute la maison d’Israël se lamenta après l’Éternel". Vingt années, longues et tristes, se sont écoulées sans le sentiment béni de sa présence ; "et Samuel parla à toute la maison d’Israël, disant : si de tout votre cœur vous retournez à l’Éternel, ôtez du milieu de vous les dieux étrangers, et les Ashtoreths, et attachez fermement votre cœur à l’Éternel, et servez le lui seul, et IL" — non pas l’arche — "vous délivrera de la main des Philistins. Et les fils d’Israël ôtèrent les Baals et les Ashtoreths, et servir l’Éternel seul. Et Samuel dit : Assemblez tout Israël à Mitspa, et je prierai l’Éternel pour vous. Et ils s’assemblèrent à Mitspa, et ils puisèrent de l’eau et la répandirent devant l’Éternel ; et il jeûnèrent ce jour-là, et dirent là : Nous avons péché contre l’Éternel" (chapitre 7 versets 2 à 6)
Quelle différence d’avec l’état de choses présenté au chapitre 4. Ici, les vases sont vides, prêts à recevoir la plénitude de Dieu. Il n’y a pas de vaines prétentions, ni recherche de moyens extérieurs de salut. Tout est réalité, tout est travail de cœur ici. Au lieu des cris de vantardise, il y a l’eau répandue — symbole saisissant et expressif d’une faiblesse absolue et la reconnaissance de n’être bon à rien. En un mot, l’homme prend sa vraie place ; et cela, nous le savons, est un signe précurseur assuré que Dieu va prendre la Sienne. Ce grand principe traverse, comme un merveilleux fil d’or, tout le long de l’Écriture, tout le long de l’histoire du peuple de Dieu, tout au long de l’histoire des âmes. Il est condensé dans cette expression si brève, mais de si vaste portée : "la repentance et la rémission des péchés" (Luc 24:47). La repentance est la vraie place de l’homme. La rémission des péchés est la réponse de Dieu. La repentance exprime que le vase vide ; la rémission des péchés exprime la plénitude de Dieu. Quand les deux se rencontrent, tout est réglé.
Ceci présenté d’une façon très saisissante dans la scène de ce chapitre 7. Israël ayant pris sa vraie place, Dieu est libre d’agir en leur faveur. Ils ont confessé être eux même comme de l’eau répandue sur la terre, totalement impuissants et indignes. C’est tout ce qu’ils avaient à dire d’eux-mêmes, et cela suffisait. Dieu peut maintenant entrer en scène et s’occuper des Philistins rapidement. "si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?"
"Et Samuel pris un agneau de lait, et l’offrit tout entier à l’Éternel en holocauste ; et Samuel cria à l’Éternel pour Israël ; et l’Éternel l’exauça. Comme Samuel offrait l’holocauste, les Philistins s’approchèrent pour livrer bataille à Israël" — Combien peu ils connaissaient Celui qu’ils venaient combattre, Celui qui allait à leur rencontre ! "Et l’Éternel fit tonner ce jour-là un grand tonnerre sur les Philistins, et les mis en déroute, et ils furent battus devant Israël… et Samuel prit une pierre, et la plaça entre Mitspa et le rocher, et il appela son nom Ében-Ézer (la pierre de secours), et dit : l’Éternel nous a secourus jusqu’ici". Quel contraste entre les grands cris d’Israël poussés au chapitre 4 et le tonnerre de l’Éternel au chapitre 7 ! Les premiers n’étaient que prétention humaine ; le second, la puissance divine. Ceux-là avait été aussitôt suivi d’une humiliante défaite ; celui-ci, d’un splendide triomphe. Les Philistins ignoraient ce qui s’était passé — l’eau répandue, les pleurs de repentance, l’offrande de l’agneau, l’intercession sacerdotale. Que pouvaient connaître des Philistins incirconcis de ces précieuses réalités ? Rien. Quand la terre frémissait sous les cris d’orgueil d’Israël, ils pouvaient se rendre compte de ce qui se passait. Les hommes du monde peuvent comprendre et apprécier l’auto satisfaction et la confiance en soi ; mais voilà justement ce qui repousse Dieu. À l’opposé, un cœur brisé, un esprit contrit, un esprit humble, voilà ce qui fait son plaisir. Quand Israël a pris cette place d’abaissement, la place du jugement de soi-même et de la confession, alors on entend le tonnerre de l’Éternel, et les armées des Philistins son dispersées et confondues. La plénitude de Dieu attend toujours que le vase soit vide. Vérité précieuse et bénie ! Puissions-nous entrer plus entièrement dans sa profondeur, sa plénitude, sa puissance et son étendue !
Rapports entre 1 Samuel 4 et 7 et Philadelphie et Laodicée d’Apocalypse 3
Avant d’achever ce court article, je voudrais juste mentionner que 1 Samuel 4 et 7 nous rappellent quelque chose des églises de Laodicée et Philadelphie, en Apocalypse 3. La première nous présente une condition que nous devrions scrupuleusement éviter ; la seconde, une condition que nous devrions cultiver avec diligence et sérieux. Dans la première, il y a une misérable auto-satisfaction, et Christ est laissé dehors. Dans la seconde, il y a la conscience de sa propre faiblesse, mais Christ y est exalté, aimé, et honoré ; Sa Parole gardée, et Son Nom estimé.
Souvenons-nous que ces choses se poursuivent jusqu’à la fin. Il est très instructif de voir que les quatre dernières des sept églises donnent quatre phases de l’histoire de l’Église allant jusqu’à la fin. En Thyatire, nous trouvons le Romanisme ; en Sarde, le Protestantisme. En Philadelphie, comme nous l’avons dit, nous avons cet état d’âme, cette attitude de cœur, que tout vrai croyant, et toute assemblée de croyants devrait cultiver avec ardeur et manifester fidèlement. Laodicée, au contraire, présente un état d’âme et une attitude de cœur qu’il faut rejeter avec une sainte crainte. Philadelphie est aussi attirante pour le cœur de Christ, que Laodicée lui est répugnante. De la première, Il en fera un pilier dans le temple de Son Dieu ; la seconde, il la vomira de sa bouche, et Satan la prendra et en fera le repaire de tout oiseau immonde et exécrable ! (Apocalypse 18:2). Combien cela est effrayant pour tous ceux qui participeront à ce désastre. N’oublions jamais que la prétention à être Philadelphie manifeste l’esprit de Laodicée. Là où vous trouvez toute sorte de prétention, d’affirmation du moi, d’auto satisfaction, vous avez Laodicée, en esprit et en principe — que le Seigneur veuille en délivrer tout Son peuple !
Bien-aimés, soyons contents de n’être rien dans cette scène d’auto exaltation. Que notre aspiration soit de marcher dans l’ombre, en ce qui concerne les pensées humaines, et ne jamais nous éloigner de l’approbation du Père. En un mot, rappelons nous que "la plénitude de Dieu attend toujours des vases vides".
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